Virgilio au salon du livre de Chaniers ou le Portugal à l'honneur

Publié le par Dunes.Lover.

Invitation inauguration Salon 2011 

 

Chers amis.

 

Je vous invite à rencontrer À Mots Ouverts  samedi 12 et dimanche 13 mars sur le Salon du Livre de Chaniers, salon dédié cette année au Portugal.

À l'occasion du 13e Printemps des Poètes, dont le thème est D'infinis paysages, je vous propose deux animations.

Le samedi 12 mars à 16H30, un atelier d'écriture découverte intitulé "d'infinis paysages lusitaniens", juste après la conférence de Michel Chandeigne, éditeur, sur la littérature portugaise.

Le dimanche 13, à 16H30 également, nous clôturerons le Salon avec un Café littéraire.

Nous aurons le bonheur d'y recevoir le poète Virgilio De Lemos qui a accepté de lire quelques-uns de ses textes et de partager avec nous son amour de la poésie, en toute convivialité.

Le musicien Edwin Florez Henao accompagnera la lecture d'un air de fado.

Ces manifestations sont gratuites. Pensez seulement à vous inscrire, auprès de moi ou de la Médiathèque de Chaniers, pour l'atelier d'écriture découverte.

 

Et si vous ne pouvez venir à Chaniers, ne vous désolez pas, le samedi 19 mars à 14H30, nous vous accueillerons à la Maison Pierre Loti à Rochefort pour notre traditionnel Café poétique.

Je vous donnerai dans un prochain courrier tous les détails sur cet important rendez-vous pour lequel vous pouvez réserver votre place dès maintenant. (Comme je serai absente la première semaine de mars, n'attendez pas de réponse avant le 10.)

 

À très bientôt le plaisir de vous retrouver, À Mots Ouverts.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fini paysage ibère

 

 

 

 

 

Terre peignée de sillons colorés

Chevelure argentée de blond vénitien zébrée

Ondulations ensorcelantes d’une nature vibrante

Parée des voiles pastel de l’infante.

 

 

 

Collines généreuses aux croupes attirantes

Aux sombres ramures, aux tendres buissons

Végétales peintures d’une animale nature

Alanguie à l’ombre des vertes tentures.

 

 

 

Loin, très loin, montagnes embrumées

Mamelles dressées, de bleu peinturlurées

Arrogantes barricades retenant en leur sein

Le tableau garrotté.

 

 

 

 

Claire Rochon

 

 

 

 

 

 

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Rivages

 

 

 

 

 

Fiançailles

 

De gros nuages immobiles

Étagent le bleu limpide

Moelleux moutons chantilly

À peine posés

Sur mille-feuille cendré

Gourmande

Je file vers les confins maritimes

 

 

Épousailles

 

Un souffle tiède

Inspire les marais où se rejoignent

Les herbes sèches sous l'azur épuré

Jaune et bleu s'épousent à l'infini

Se fondent

Loin

Dans le vert océan

 

 

Retrouvailles

 

Le soleil fuit

Je le suis à la pointe de l'île

Jusqu'à l'extrême limite de la terre

Que le ciel enveloppe

D'une variation de gris

Anthracite la grève

Perle les galets

Mercure l'onde

Bleuté l'horizon

À la chair bombée de la mer plombée

Confondu

 

 

Dans l'ultime trouée

Une touche de rose

Souris

 

 

                                                                                              Sylvaine Reyre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Marmonneur de mots"

Hommage à Aimé Césaire

 

 

 

 

 

Le chat plissait les yeux dans la langueur crépusculaire

Loin les tam-tams

L'homme chantait fraternel et fier

Le chat se rêvait grand lion nonchalant dans la savane

 

Loin les rives du Congo, loin les ancêtres

L'homme debout psalmodiait

 

La sueur ruisselait sur les torses nègres

Sourde clameur, claquements secs des fouets, fers rouges

Mais blancs, blancs les hurlements d'agonie dans le silence

 

L'homme chantait plus fort

Ravivant les consciences

 

Touffeur de la nuit tropicale, effluves obsédants de l'océan

Troubles visions, effroi sensuel

Épouvantable splendeur des corps tordus à la lueur des torches

Songes moites, érotiques et barbares

 

Aimé le flamboyant déversait un torrent de cruelle beauté

Une mélopée de révolte apaisante

"car l'homme qui crie n'est pas un ours qui danse"

 

l'homme qui crie n'est pas un ours qui danse

Et le chat marron plissait ses yeux d'ambre.

 

 

 

 

Sylvaine Reyre.

 



Les frémissements

 

Mystères et contradictions apparents des plaisirs

et des sentiments. Le voyageur s'étonne du futur :

l'effondrement du calcaire au ras de l'âme. A nu.

 

Cycle de Noirmoutier 2

1987 / 1989

L'aveugle et l'absurde

Editions de la différence

 

 

 

 

Descente aux Enfers

 

 

Résurrection d'une descente

aux Enfers.

Sans limites l'ouverture

de l'angulaire.

Je casse les règles du jeu.

Ivre-Mort

 

Cycle New York

1985

L'aveugle et l'absurde

Editions de la différence

 

 

 

La mer s'obstine contre le roc

 

La mer me parle fort, me possède.

Je dévore l'horizon avec ma faim

d'Infini.

Dans l'attente, ton corps couvert

d'algues

traverse la brume.Ton regard s'éclaire.

A la tombée du jour

la mer s'obstine contre le roc.

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Cycle St. Malo

1988

L'aveugle et l'absurde

Editions de la différence

 

 

 

L'état de grâce

 

 

Sur sept jours de lucidité, sept de vide.

Ni désespoir, ni dépression, ni absence.

La brume, le soleil, l'écume de l'illusion.

 

L'obscène pensée d'Alice

Editions de la différence

 

 

 

 

Acharnement

 

 

Tout et rien te conduit vers le néant.

Tes yeux d'épouvante et de chants s'acharnent :

n'interroge pas les dieux. Demeure.

 

L'obscène pensée d'Alice

Editions de la différence

 

 

 

 

Métamorphose

 

 

 

Aiguise ta conscience fumeur d'opium :

tu nages dans l'émerveillement, heureux,

et moi, dans l'agonie du voyage. Le creux.

 

L'obscène pensée d'Alice

Editions de la différence

 

 

 

 

La toile, ta demeure

 

Bleus et noirs

Les traits obsessionnels

de ta main te dévorent :

rupture des couleurs

des lignes

sur la toile

irréel en guerre

contre la peau

ridée de silence.

Ta main perce

la toile

mon regard surprend

ton sein.

Organique il avale

l'impossible absolu

de ton corps

ludique.

 

 

 

L'oeil du silence

Paris et Noirmoutier

1991

Inédit

 

 

 

 

En silence

 

 

Le silence du désir

éclate

au milieu de l'après-midi

effraction à la mémoire

fantasme qui fustige

mon double

mes songes.

L'eau fraye son chemin

silencieuse.

  

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L'oeil du silence

Max Ernst 

 

 

 

L'oeil du silence

Paris et Noirmoutier

1991

Inédit

 

 

 

 

 

Défi

 

 

L'oeil du silence tâtonne

l'inconnu

pour élaborer l'image

de l'autre

espace d'illusion

de subversion

gestion du défi

de la pensée

éclats du délire

pour éloigner les finesses

de la mort.

 

 

L'oeil du silence

Paris et Noirmoutier

1991

Inédit

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