Phoebus à table

Publié le par Dunes.Lover.

  PHOEBUS  A  TABLE 

« Les mots qui vont surgir savent de nous  des choses que nous  ignorons d’eux » Rene Char

 

 Sur   mes   paupières

  tombent  les pétales de  ton   poème,

 Dyonisos,  si  tu   regardais   le  vécu

Et  la  gourmandise   de   l’homme

Tu perdrais  ton    souffle,   ton    désir  de  la  table.

Bouches confondues

Dans  l’avidité    et  le  plaisir   des   parfums,
Sefaris  et  Elytis  eux-mêmes

n’  ont   jamais  pris  l’or  du   blé

pour   soleil  comptant

De   leur   vie.

Cavafy   aussi  a   saisi   ,  ce  gout  de  la menthe,

Celui   des baisers  de   l’Amour !

A   la   musique   ,  aux   incendies  du  rêve

Aux  gestes  inaccomplis

Hugo,  Hamlet   m’apprirent  le    désintéressement

La   gourmandise de  la  table

Nous  fait   plier    parfois

Aux  vents  de   l’avidité

Vers  cet   instant  sans   lumière

 le   cœur  cessera    de  trembler  d’Amour.

Nuit    dans   l e   monde  des   pulsions,

Garde,  ami,  le secret

De  la retenue  et   du   silence :

Ce  secret   du   clair- obscur

Mètissée   est   la  lumière  du  vide

Ou de la vue ?

Lumière   de   tes  mots

Dans  le  miroitement   du regrd  des   poètes.

 Les Moutiers en Retz                               Virgilio de Lemos

  29 Aout 2O12

Pour Americo Nunes,  M.de Lourdes Cortez,  Christian Rondel,  Carmen Tindo  Secco   Teresa Noronha   et  

Antonio Cabrita  e  Lisa  Silva.

Notes à lire au public avant la lecture de ce poème :

 Ce  texte   offre une conception de la poèsie.

 A.Breton dans le Manifeste surréaliste nous dit que  la  poèsie est l’art de la contraditon  et  de  l’oximane

l’art   du  dépassement  dialetique !

1) Ce  poème est bien le dépassement de  la  contradition  entre   Fouebus et  Dyopnisos

3     )PHOEBUS : cf :  les premiers   poèmes de  Rimbaud !

PHOEBUS : poèsie greque  Dieu  de   la Lumière,  de la raison.

4) Dyonisos – dieu des pulsions,  de la nuit, de l’insconscient. La poèsie se situe au confluent !

5) ne  pas confondre  le  soleil avec   la stabilité mais le soleil  dans le sens  rimbaudian ;

6) Pour  Rene   Char  la poèsie du soleil  a   un sens mediterrannéen,  une   intimité

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur mes paupières

Tombent les pétales de ton poème.

Dyonisos,

Si tu regardais le vécu

Et la gourmandise de l’homme

Tu perdrais ce  souffle, ce désir de la table

Bouches confondues

Dans l’avidité et le plaisir des parfums

Seféris et Elytis eux-mêmes

N’ont jamais pris le blé

Pour soleil conptant

De leur vie.

Cavafy aussi a saisi, ce gout de la menthe

Celui des baisers de l’Amour.

 A    la   musique, aux incendies du rêve

aux gestes  inaccomplis

Hugo , Hamlet m’apprirent ce désintéressement

la gourmandise de la table

nous fait plier parfois

aux vents  de l’avidité

vers  cet instant sans lumière

où le cœur  cessera  de trembler d’amour.

Nuit dans le monde des pulsions, 

garde, ami, le secret

de la retenue et du silence :

ce secret  du désir-obscur

métissée est  la lumière du vide

lumière de tes mots.

dans le miroitement du regard des poètes.

 

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