ORAISON (poètes)

Publié le par Dunes.Lover.

 

 

 

À notre Ami Virgilio de Lemos

La Tête du XXI Siècle -   
La Science Informatisée.  
La nuit vêtue de son long manteau noir,
Guide les derniers passants jusqu'à 
Leur tanière.
Opas
   
    La T-te du XXI Si-cle-La Scince Informatis-e  

Un Vendredi soir pour les soufis, c'est une évidence le sourire au lèvre.
Un Astre en nous, Seigneur, merci de nous avoir permis de voir dans le profond de ses yeux,
ton Visage. Paix en son âme.
Jamila Abitar
       

IMG 6509        

 

L'Ile est un univers clos et son contraire.

Erodées les âmes se parlent, l'obsession infirme
ta fragilité, l'illisible alphabet de la mort.
Virgilio de Lemos         Sicile, mai 86
004    

Le silence est bleu.

La souffrance est là, comme une étoile dans le ciel.

Au revoir poète solaire.

Reste serein, sois heureux.

Annick Pipaud    

 

Virgilio-Brasil.jpg

 

le souvenir des morts

s’ancre dans la mémoire

le poids des cadavres

explose dans mon crâne

 

morts connus et inconnus

emportés par la tourmente vitale

perdus ou retrouvés au gré des vaines amours

 

la mémoire des morts

s’épanouit dans les rides du cerveau

et danse autour du futur

 

morts que j’ai épuisés

morts que j’ai évincés

morts dont je me suis nourri

morts qui se dressent pour me soutenir

cadavres que je cultive au creux de l’espoir

mémoires décomposées que je reprends à mon compte

rires évanouis que je m’échine à revivre

souffrances apaisées qui ressuscitent en moi

morts à jamais égarés qui s’agitent au fil de mon temps

morts qui jaillissent en silence

des deuils accomplis

 

silences qui s’embrasent

au son des regards estompés

 

morts partis encore présents

morts lointains que je touche du cœur

morts semblables aux vivants

morts qui traversent les âges

morts dont la vie m’engage

morts dont la mort ne fut pas

 

mémoire fragile de moments cruciaux

lacunes béantes dans le temps revisité

absences présentes de tous les instants

 

souvenir des morts

prothèse de la mémoire vivante

chemin parcouru à rebours

 

pour avancer

 

Pedro Vianna

  

Paris, 7.V.1992

in Désir et réalités

 

008.JPG

 

 

 

              Gratitude, pour Nelson Mandela et Virgilio de Lemos

 

 

Dimanche 8 décembre 2013

 

Madiba                                

Tu es parti

Je ne t’ai pas vu

Parti rejoindre les géants

Loin de ma vie futile

 

Que reste-t-il de notre passage

Quand nous tournons poussière

Dans le grand maëlstrom

Des âmes désincarnées

 

Ta force amende la terre rouge

Mais tous les obscurs sacrifiés

Les morts innombrables

Dans l’arène brûlante

A quel dessein leur souffrance

 

Tu le sais maintenant

Toi qui es arrivé

Invaincu

Nous verrons-nous à destination

Me feras-tu signe ?

 

Sylvaine Reyre

 

 

 

 

 

 


Commenter cet article