Les deux rives As duas margens Amicale Franco-Portugaise Chaniers

Publié le par Dunes.Lover.

À Monsieur Jacques Blanc, président de l’Amicale Franco-Portugaise.

 

 

 

Mes amis, d’abord quelques mots sur l’Art d’écrire.

L’Art d’écrire s’apprend comme l’art de vivre dans les règles d’une solidarité ouverte à la liberté des mots. Liberté d’errance, de prendre des hétéronymes, de rompre les frontières, de vous inquiéter et vous surprendre par les mystères de l’Amour et des orgies solaires.

Dans ma poésie française, l’historien Americo Nunes rappelle ma complicité avec Saint-John Perse, celui qui a dit « Que le poète est avec vous, ses pensées parmi vous comme des tours de guet. Qu’il tienne jusqu’au soir, qu’il tienne au regard sur la chance de l’homme »

Un autre ami, l’écrivain Paul Dakeyo, auteur de « La femme où j’ai mal » (éd. Silex  1991) m’a parlé du peuple de Soweto, des soleils de sang, des femmes agenouillées. Mon ami et Saint-John Perse nous parlent tous les deux « de la terre arable du songe et des siècles de tribulation des peules », que ce soit d'Afrique, d'Amérique Latine, d’Asie, sans oublier d’une Europe qui mérite d’autres impulsions de notre mémoire pour reprendre le chemin du Droit et de la Liberté.

Ainsi l’Art d’écrire s’apprend comme l’art de vivre et l'on doit poursuivre cet apprentissage et l’intégrer dans l‘enseignement supérieur. Les ateliers d’écriture jouent de plus en plus un rôle-clé dans l’élargissement de son horizon à l’art de dire, l’art de peindre et dessiner, l‘art de la musique. En somme le mouvement de la pensée.

 

J’ajoute ici mon admiration pour le travail des ateliers d’écriture et cafés littéraires de Sylvaine Reyre, celle qui m’a présenté lors de l’hommage de la Municipalité de Chaniers aux auteurs portugais.

 

Mes remerciements aux personnes qui nous ont reçus à Chaniers et à Saintes à la même date : Mars 2011.

 

Et dans mes mots de fin, je tiens à souligner la présence de notre ami commun, Jose Garcia, éditeur qui partage avec sa femme Isabel la direction de La librairie Minerva de Coimbra, spécialiste des livres universitaires et des livres d'art, à qui je dois l’édition de mon livre « Lisboa, oculto amor », de l’année 2000, présenté par Maria Irene Ramalho, la plus grande spécialiste de la poésie et de la littérature anglaises.

 

À vous tous ici présents à la Médiathèque Municipale Dominique de Roux, mes remerciements et mes amitiés.

 

 

 

Virgilio de Lemos, 13 Juin 2011.

 

 

 


Commenter cet article

PatBdM 19/06/2011 16:25


Quel joli texte où je retiens qu'écrire est aussi contribuer par des inpulsions de notre mémoire à faire reprendre à l'Europe le chemin du droit et de la liberté. Belle ambition aussi pour un
historien qui n'a pas peur de l'élégance des mots et des phrases.