Virgilio de Lemos

  • duneslover
  • : Le blog du poète de l'île d'Ibo et de ses hétéronymes

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Mercredi 8 avril 2009

Cycle « Impressions des Indes » Avril-Mai 1991

Du  livre « A l’écart du temps »   Ed. Le bel été, Paris Septembre 2007

 « La mémoire de l’âme » ou  Impressions  de la mouvance-mouvement de l’art n’a  pas figuré dans la première sélection, destinée au  « Festival de Poésie de Salerno »  en Septembre 2007..

1.

 La mémoire de l’âme 

au plus profond  de toi

brûle et  crée

 la forêt du génie,

 le   désir  sanglant

de  liberté.

(L’ enlèvement des figures)

Plages de couleur

Dans l’abstrait abyssal

Du  mouvement.

Monstres qui dévorent

d’autres monstres,

ruptures d’anciens mythes,

 effacements d’images,

le plongeon  sauvage,

innocent   musical   soupir

 ouvre au mystère de

 l’étonnement  :

renouveau  des savoirs et

de  la magie !

 

Dans l’avion entre   Bombay et Goa 1991

A Mario  Sa ,  dessinateur de bande dessinée  qui  vit entre  Bombay et Goa !!

Par Dunes.Lover.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 6 avril 2009
Poémes de 1989 cycle "L'obscéne pensée d'Alice" mon inconscient, mémoire du désir, dans le corps à corps des mots

I – Mon inconscient, mémoire du désir

     corps à corps des mots

 

1.

Mon inconscient se prend

Pour l’ébauche

D’un destin inquiet

Fébrile et jovial :

Entre-nous , reflet

Non maitrisable.

 

2.

Mon  inconscient   vit

La surprise

D’un  Jardin d’Hiver,

Dédramatisés les secrets

D’un Enfer  risible

L’imprévisible de l’âme.

 

3.

Mon inconscient, la rose

Qui  s’illusionne

A l’orée du feu, bouche

Carnivore,  lumière

Et cris. Pleine lune

Ensanglantée.

 

4.

L’énigme ce n’est pas

Nécessairement

L’occulte, draps

De soupirs, le sang

De l’exaltation,  les derniers

Vampires de l’aube.

 

5.

J’essaie de  m’ébattre,

L’instant subtil de

Mon ébauche qui se ment.

Dans la douleur abyssale

De la pensée. L’incomplétude.

 

II –

 

6.

L’énigme est plutôt le mystère

De tes mots mystiques,

Rien de plus, ni de moins.

 

7.

Dans ma chambre de musique,

Rêves et dunes, silence ébloui

Par ton regard. Le désert.

 

8.

Au fond, mon inconscient

Ce n’est pas Freud, ni

Le regard de Shelley sur moi.

Plutôt mon nez théâtral et naïf.

L’ironie noire de Kafka.

 

9.

Si  tu ressens  l’Autre en  toi,

L’accès  partagé à tous les droits

Du  non-être,  au striptease

De l’être.

 

10.

Mon inconscient , la mémoire

Rêveuse du devenir,  à l’aube

Du futur,  vers transfuges

Du savoir-rire.

 

11.

D’ombres et des pulsions,

La Beauté, translucide éclair,

Douleurs de la Vérité.

 

Virgiliode Lemos  1989

Par Dunes.Lover.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 22 mars 2009

+ORIENTE (Macau ,1996) et Goa, Jaipur, New Delhi, Bombay, etc 1991)

 

Choix de poèmes  écrits à   Macau (1996) et à travers l’Inde (1991) New Delhi, Bombay, Jaipur,   Adaipur,  Goa …).  Voir revue « Nova Remascença «  Inverno/ Outono 1996) dirigée  par  Jose Joaquim Seabra (¨Porto/, Vila Nova de Gaia   

 


IMPRESSIONS DE CHINE

MACAU

 

TROIS  FOIS  SEPT


1. 

Magie et Mystère qui

Nous ravissent

L’âme.

Songes qui refusent l’encadrement

Du non-dit. Pas de signes.

Pas de chemin.

 

2.

L’âme ne se nourrit pas de dieu

Mais  d’elle-même

Lumière du  cœur et  de  l’esprit.

 

3.

L’âme se nourrit du revers de

L’âme

Revers de l’absence, de  l’oubli,

De  l’ombre de la nuit.

 

4.

Aucune prière  ne comble ta soif

d’éternel. Le souffle

de ton sang libéré de

narcisse-la séduction

te délivre de tes propres

Soupirs. Oiseaux  fantômes qui

 agitent ta nuit.

 

5.

La fleur des  Montagnes

Oiseaux  des flammes au fond

De l’océan. L’absence.

L’Orient est le temps

De ton désir. La douceur

De l’inventer. Solitaire,

Joie du silence.

 

6.

Lumière et brume

L’esthétique du génie et

Du vouloir. Le silence

De l’ombre. Sans Art. Soleil

Inassouvi de l’Art.

De l’autrement dit.

Dans le plus intime de ton être,

Brûle  la mélancolie

Soif de la clarté de l’être.

 

7.

Le silence de l’ombre

Désir de tout faire

Se dédoubler  dans l’ombre

sans tout vouloir

s’approprier

regard subtil en colère

et fragile.

 

Virgilio de Lemos 1996

 

Macau (3) Autres  fragments

 

L’innocence seule embrase

l’âme

Et  la  fait  renaître. Seule.

L’ombre  de tes mangues

tes dattiers.

 

La   rosée de  l’œil  détourne

Le regard  du désespoir.

Le dard éclose. L’éclat du soleil

Se meurt.

 

Pulsions du cœur

La main de l’écrit se délivre

De  la souffrance. Oiseaux

De l’errance.

Terreur du sang et

Des fruits.

Austère et intense

Lumière de  l’éternel.

La grande

Illusion, hors-Temps !

L’âme  du rire qui laisse

la Mort s’en voler !

 

1996

(à l’occasion du Congrès International des Journalistes de langue portugaise Juin 1996

 



L’OBSESSION DU CŒUR

(Macau  JUIN 1996)

 

1.

Les voleurs des  rêves d’or

Je dis l’absurde. Cendres chaudes.

 L’étoffe de la cécité.

 

2.

Lune qui se regarde

Eblouie  par les larmes du rire et

Du désespoir. Gratuit.

 

3.

Le salut de l’âme traversée 

Par l ‘obsession du cœur. Passion.

 

4.

Le ciel et l‘enfer, l’eau vive

De la jouvence  du corps et

du sang,

les soucis  de l’esprit de la marge.

Mémoire du temps

des supplices et  désirs  cachés.

 

5.

Il fuit les éclats de la beauté

La lumière. Les prodiges des mots

Inassouvis.

Il fuit les éclats du rire du faire et défaire

De l’écrire.

La grande nuit du regard !

L’Orient.

 

6.

Il cherche plutôt  les hôtes.

La brume. Timide le feu,

Esthétiques les signes. Lumières

Du dessein. Du désir

 

7.

L’âme  de l’enfant  terrible

En moi

Me gronde :

On eût dit le  fantôme

Le fantasque

Mots  magiquement revenu de

L’inquiétude   de  la profondeur

De l’océan. Du jamais vécu.

Whitman, M. Lowry,  Melville

Verne !  Où êtes-vous

Cachés ?

 

Le soleil de l’Orient jaillit

De  l’esprit.  Soupirs légers

Il aime se perdre  à l’écoute

Du feu.

Sa forêt  prend feu 

dans l’éphémère plaisir !

 

Virgilio de Lemos Juin 1996

 

 

 

 

IMPRESSIONS DES INDES  

Virgilio de Lemos / 1991

 

l.

Chant de luth et de tambour

Chants de clarinette

Peuvent-ils s’entrelacer dans un seul

Chant d’amour ? Chambre de musique ?

 

Le premier frémissement

N’est jamais identique

Le poème fuit

Sa propre genèse et

Renaît Autre. Orient  qui me poursuit

Ou le parfum de l’enfance.

 

2.

Raréfié

Le seul des crépuscules

A Goa , la subtile,

la singulière, la romantique !

 

3.

Lumière aux frontières

Du doute .Brume

Qui libère l’esprit. Orient.

 

4.

Fugitive brume. Brume qui

Je  n’ai pas  dit.

Lumière qui se dissout

Emportée par le vent.

 

5.

Lumière  et brume qui

N’échappent pas  à la colère

De l âme. L’âme 

de l’Océan primitif

et sauvage.  Blanc du regard.

Ecumes. Exil blanc. Sans trêve.

 Brume.

 

6.

Lumière et brume

L’esthétique  du génie  et

Du vouloir. Le silence

De l’ombre. Sans Art .Soleil

Inassouvi   de l’Art.

Dans le plus intime de ton être,

Brûle   la mélancolie

Soif de la clarté de l’être.

7.

Le silence de l’ombre

Désir du tout  faire

Sans le  vouloir. Sans tout vouloir

S’approprier

Regard subtil en colère

Et fragile.

 

Virgilio de Lemos   / 1991

 

 

 

 

 

IMPRESSIONS DES INDES    /l991

 

FORT AGOADA

 

l.

Au crépuscule, le soleil

S’étoile, le trou noir

S’étincelle, l’infini

S’offre au désir

Du rêve.

 

2.

Avec son air fin-de-siècle

Le pianiste joue

Sans amertume

En sourdine,

le souffle

De l’inquiétude

Annonce la mousson.

 

3.

La beauté est artifice

Brûlure

Sublimation du deuil.

Prisonnier de l’énigme

Tu reste hypnotisé

Par l’éternel.

Brume subtile

Corps de l’illusion.

 

 

4.

La poésie

Guette la brèche

De l’infini

Au seuil du non-dit.

L’humilité du regard

Fait la splendeur et l’humilité

Du génie.

 



ERASMUS ET LES DIEUX

 

Erasmus dit que le pardon

Est impossible à rassasier

Et se passe des soupirs sacrés.

La musique des signes donne un sens

Aux dieux sans queues ni têtes.

Dans l’affrontement du vide

Et de la mort, les dieux

Sont sans mélancolie, sans pathos.

 

L’âme se dévoue éblouissante

A des plaisirs démesurés.

Oblique, elle file

Vers l’irrémédiable,

Ligne droite

Du désir inassouvi.

Lentement ton cri de jouissance

Se perd dans la transparence

De la nuit.

 



LES CIMETIERES ANGLAIS ET PORTUGAIS

 

Entre moi et l’infini du secret

De la mousson

Les pétroliers géants,

Au large, en attente :

La synagogue abandonnée

Les cimetières délabrés

Réveil de l’illusion

Contre l’éphémère.

L ‘évocation meuble

Le néant la dérision.

 

Pangim   2.6.1991

 

D’un coté le cimetière anglais, le palais des vices-rois portugais et du gouverneur de l’Etat,

De l’autre coté la baie de Mandouville.

 

 

 

1.

Le temps s’arrête,

La   vie s’estompe,

Se fige.

L’absence fustige

L’abstraction.

Flagellé l’imaginaire

Crée l’incréé.   Transfiguré

Tu semble renaître.

 

2.

La mort

Refait le visage de la vie.

L‘absence ouvre les  yeux

Du rêve.

 

3.

Fluide, le temps

S’inscrit dans l’eau

Des rizières, des étangs,

Des marais. Le temps

Se dissout dans le temps.

Le temps dort les yeux fermés

Derrière ta douleur.

 

 



NOCTURNE INDIEN

 

On dirait qu’il nous jette

A la figure

Le possible et l’impossible

Le vide et le plein

Dans l’image la plus crue

Du désarroi.

Le Jardin délabré l’homme

S’enfonce

dans le creux de la nausée.

 

Gare d’Aggra 25.4.91 retard de 5 heures. Les passagers campent par terre.

 

En regardant les visages des passagers

Du dernier train de nuit,

Tu t’enfuis bien au fond

Du wagon de l’Infini.

La paranoïa du feu, flamme

De la mélancolie,

Te délivre du réel.

Seule l’âme sait dire

L’Absence.

 

 

 

Consterné, tu pleures,

Tu gémis. Le silence seul

Déplore ton sort. Ebloui

Il diffuse le charme

De l’inconnu. De l’obscur.

Abyssale, l’incertitude

Est un don

De ta propre nuit.

 

 

l.

Vivre

Mûrit de mourir

A chaque instant de vie.

 

Jaipur

 

2.

Les sons de la lumière

S’approprient

Le sens des mots.

Des sons

Qui s’entre-dévorent

Dans l’éclipse de l’ombre.

Le silence

Dans le défi du secret

De la mémoire des sons.

L’insoutenable

Solitude de la lumière.

 

New Delhi

 

3.

La brume dorée de l’irréel

Couvre les corps

Desséchés.

Le surréel émerge.

 

Bombay

 

 

 

PRAINHA BEACH ( GOA )

 

 

l.

La rose s’ouvre sur les cocotiers

De la joie. Palmeraies

Dans la cabale de la mer d’Oman.

Subtil,  le vide

Ouvre l’esprit et rallume

Le feu de la beauté.

 

2.

Précarité des jours

Masque  subverti du réel

Et de la raison :

Lucide et cruel,  le désir

Recrée la mémoire.

Par dérision tu es

Fiction.

 

Prainha Beach  /  Dona Paula  / 2.5.91

Par Dunes.Lover.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 21 mars 2009

Poemas a integrar em “A dimenso do desejo”

 

METAFISICA DE TRAZER POR CASA  

( para Fernando Pessoa, Willy Hempel,Maria Pen,Reinaldo Ferreira

 Constantin Cavafy )

 

Durban Lisboa  Paris Mexico City  Alexandria

Ibo e Zanzibar: espaços Do aviao vejo  icebrgs

cima  nivel do mar  lugares ilhas.

Groenlandia   musical erosao radiosa

Colorado River e aves migrantes.

 

Do outro lado do nada.Vertigem. Ponto zero

Da metafisica.Vozes na bruma se questionam

Sobre tua condiçao . Desassossego espiral d’ouro

Em movimento que me persegue vida adiante

Recusa do mito o 12 da cabala judia e o ritual

Dos meus 29 tempos e contretempos.

 

Vulcao. Sonho meu desejo d’Abstracçao e

Exilio. Meu ponto de partida ? Ilhas solares

Na essencia gregas,  vejo ilhas onde meu corpo é

Oceano e Mar, a Solidao. A fuga do  mundo

Cao. Mar  de sargaços  vejo sois e sombras

Misteriosas .Coleras  azues. Outra luz.

 

 

Patmos 1979 Virgilio de Lemos   (a ser integrado  no  livro “Utopia ate Morrer”

 

e ainda «  O Eu de quem se exprime »

                                              (  Para  Reinaldo Ferreira e F.Pessoa )

 

Nao sei porque quebraste todos espelhos

Do teu quarto e deixaste teu corpo

Em sangue ?

Se és busca mineral do sentido

Da vida

Nao serà teu corpo a subjectiva luz

Que traça os sinais do « outro »

Em ti

O que intue e é a voz , o « eu »

De quem se exprime ?

 

Entro no teu quarto vazio

E no  pudor desta visita,

Tua voz fragil e inquieta

é  quem me redime da miséria

Do mundo !

 

Patmos 1976   Virgilio de Lemos

 

  

 

Odes a Mallarmé  que  figuram em

A DIMENSAO DO DESEJO »

 

Na depuraçao da linguagem

 

( 1953/63)

 

l.

musica e palavra

gesto

na depuraçao da

linguagem

vulcanica brancu da

ironia

transzgressiva brisa

desobediencia consequente

que fosse poesia.


2.

palavra que se abre

e fecha

rosacea de volupias

quebra e rompe e

voalibelula que se

desconstroi

exulta

desobediencia que

fosse poesia.


3.

palavra que violenta

a ideia

abre o pensamento

foge  de si mesma

desobediente sulco

que fosse consequencia

poesia

 

Durban L953

Bruno dosReis

 

ODE A MALLARME

 

O irracional é rei

No carnaval

Tangar o gesto o ritmo e

A fuga.

O irracionl é ela

Rainha do

Skokian  e

Marrabenta

Noite do

Speed

Musical

Autonomia noite

Da violencia a

Rebeldia

Extremos se eu

Trangredisse

Carnaval.

 

Durban 1953

 

Bruno dos Reis

 

MEU QUERIDO MALLARME

II

Se nos brancos de teus versos

Eso oculto – se o oculto

É o nao ditofora do meu espaço

 

Serà tua ausencia o que

Me escreve ?

 

Na luz de tua –minha inquietaçao

Novos brancos no branco

Sera obsessional o desafio ?

 

No enunciar do silencio e

Da nudez – soimbras que

Expio-

Fugitivas nupcias do vazio.

 

Durban 1963

Bruno dos Reis

 

 

 

ODE DE EVOCACAO A SHAKESPEARE

 

Pertence ao ciclo “A dimensao do desejo”

 

Tanta beleza Ju no teu regaço

Que meus impulses sao vaigens

Meus cavalos d’àgua sao selvagens

No espelho teu gôzo é inocencia.

 

E mesmo no descuido da rima

Meus ossos modelam teu poema

Minha lingua em teus sois se perdemde tanto galopar o cao me doi.

 

De bruços minha alma ja viaja

Veloz ela se crê no alto mar

E o corpo se afirma na linguagem !

 

Vertigemde um sonhado vôo

De tanta surpresa desdobrado canto

Efémera serà tanta beleza !

 

Virgilio de Lemos

 

(em vias de traduçao para o frances por Americo Nunes)

 

 

(procurar  ciclo 17 poemas de Amor ou Memoria do Mar

(virgilio de Lemos 1994/96 )

 

Teu canto

Na luz neutra da tarde

Segredos da monçao

Memoria tutelar deste Indico

De mulheres

 

Submersa voz

Cançao de antigamente

Aguas de surpresa  Ibo/1996

Na perfeita alquimia de imperfeitos destinos (

Jo’burgo/Maputo 1995)Ao eugenio lemos,pintor

À queima roupa as crianças ( ao Eugenio  Lemos ,ao Eduardo Whitte e ao Ebbe Carlson

E aos 7 elemntos do sextexto “Arco Iris”

 

Verificar onde se acham as tres odes a Rui Knopfli de  Setembro 1996(Londres)

2 sairam no final do livro Negra Azul (Amolp)

 

A grande depressao (a solidao é a alma que se veste de noite e o irreal que dança no avesso)  Ibo 1996

 

Wanda ma sera (almas que nos visitam à noite)  Julho 1996 IBO

 

ODES A CAMILO PESSANHA que é tambem Ode –Dada para Macau ! Durban 1953

 

Diz-me quis os poemas ou odes que nao tens na « Dimensao do Desejo e eu metoa-as no computador e envio-tas, !

 

 

 

DE TRAZER POR CASA

 

( para Fernando Pessoa, Willy Hempel e Maria Pen, Reinaldo F.

e Constantino Cavafy )

 

 

Durban  Lisboa  Mexico-City, Alexandria

Ibo e Zanzibar,Paris: espaços lugares ilhas.

Do aviao, icebergs acima do nivel do mar

Groenlandia e sua erosao radiosa

Colorado River as aves migrantes.

 
Do outro la   do nada  Vertigem .Ponto zero

Da metafisica  vozes na bruma se  questionam

Sobre  a sua condiçao desassossego  espiral d’ouro

Em movimento que me persegue vida adiante

Recusa do mito, o 12 da cabala judia.  e o meu 29 ?

 

Vulcao o sonho meu  desejo do  que seja Abstracçao e

Exilio. Meu ponto de partida ?  Ilhas solares

Estas. . Na essencia gregas ilhas  onde meu corpo

é o Oceano e o mar   a solidao que se busca

O mundo cao, mar que luta   sargaços sois e

Sombras misteriosas  e azues.

 

Patmos 1979   Virgilio de Lemos

 

(a ser integrado talvez em exergue  no inicio ou a separar o caderno final ?)

 

 

 

 

Par Dunes.Lover.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009

Saint   Louis en  Isle

L’œil du silence ou Le silence ébloui

Poèmes de  Virgilio de Lemos  (1989 / 1990)

 

RIEN, MAIS  STRICTEMENT RIEN

1.

Rien,

mais  strictement rien,

N’est  plus fulgurant,

 instantané, mortel

 que ta réplique

au Néant.                         

Le destin n’a pas d’états

d’âme.

Pour mettre en pièces

le complot

tu dois détourner

 le langage.

Lumière du rêve  et

du soleil

Le vide s’inverse

 en discours  de  rupture

contre soi-même.

 

17 octobre 1989

 

 

2.

Rien n’est plus poussière que les rives

  tu  bâtis tes rêves.

Rien n’est plus fragile et irréel

Que tes rives désertées par la lumière

Des  fleurs.

Tu sais bien moins que tu ne le crois

Sur le regard des autres sur toi.

Tard le soir

Le crépuscule esquive sa beauté

En miroir ;

Il cherche son envers, la boue,

La fange.

 

3.

Entre la jouissance et l’angoisse

L’Automne l’enfourcha, vivante et  réelle,

Comme une passion en attente

d’objet.

4.

Juste au milieu de cette après-midi

Le silence du désir

Eclate en moi

Et  m’enlève comme  en  effraction

A   ma mélancolie.

L’eau  se fraye son chemin et vite

Cesse de me parler

Devient mon double

Tel fantasme qui fustige

Mes songes.

Le silence du désir

Lucide  dans sa magie

Me poursuit

sans pitié jusqu’à

 l’accouplement

le plus sanglant

de  la malédiction.

 

A plein corps, sujet

De mon obsession  sourde

Et  inexorable

Lieu sacré du récit

Il s’avance infiniment sauvage

Pour m’extirper la faim.

 

Saint Louis en  Isle  le 19 octobre 1989

 

5.

Couleurs de l’après-midi  couleurs                                             

De sang

Couleurs   des corps  d’éclats

Ecorchés   vifs, corps 

De rage,  de haine

Du moi - corps, corps du vouloir

Mourir

De  sa propre mère, corps

du  père  contre soi-même,

corps  aveugle  d’absurdes

souvenirs

de corps solitaires

avides de perversion, corps

de l’au-delà des mots

corps sans répugnance  d’autre-corps

primitifs, nobles corps

avec le langage des mots.

Couleurs de l’après-midi, couleurs de sang

Tête et corps du désir

Il faut que tes cris s’entendent

Dans le dedans-dehors

De ta rage d’aimer.

 

6.

Tu sens le mal avant de le nommer,

Eblouie et  fascinée

par ton propre portrait.  Brise  le  miroir

avant  l’arrivée de Lucifer !

 

7.

Capable de plaisir  et de rage

Dans son exigence de désirs obscurs,

L’inconscient hurle  comme

Le vent !

 

8.

Dans le vol aveugle et large

De ma passion,

Ton crépuscule ardent

Et  ton  halètement

Transfigurent  mon abandon !

 

MELANCOLIE

 

1.

Elle me poursuit au fond

De mes peurs.

Elle ronge mon corps

Et  souffle mes mots.

Elle descend dans l’arène

Et désigne à mort

L’ivresse du matador.

A l’ombre de mon ancestral ego

Innommable

Le regard lucide du suicidé !

 

2.

Artifice et  éclairage

De l’Antiquité aux grecques

Elle traverse l’écriture

Sans  souci regard

Et sang rompant

Doublement

Ton silence

Douleur  revenue à  toi –même

L’attente secrète

De ton au-delà

De poussière.

Mélancolie, le blanc

De l’âme

Qui se délie. 

 

3.

Presque aveuglément la lumière

Se laisse pénétrer

Vagues  murmures, voix enfouies

Au fond de toi.

Sombre désir, dans la volonté

De se refermer sur soi,

A  nouveau.

 

4.

Tes  lèvres, ton cou

Ta tête, tes cheveux, tes bras

Tes jambes, l’eau, la verdeur

Du lierre  

contre  les murs,

lumière et parfum

du crépuscule,

elle   déchire  ton corps

la pierre avec la force

fragile et tendre

d’un désespoir  trahi

le deuil de la nuit

 

5.

A travers le grillage

Les vibrations de l’eau,

Les rires et les pleurs

De la jouissance

Et du sang.

 

Lucide, elle exige de toi

Le viol du lieu, de l’heure,

Des yeux, des mots,

Du souffle ignoré

De toutes les formes 

Pas  suspectes

De la mort.

 

 

 

 

 

JOYCE MANSOUR

 

1.

Dans  son éclair, le cercle

Est en partance

Avec ses secrets. L’obscène

Pensée d’Alice

S’acharne  sur mon rêve

Qui survit.

L’ombre de la beauté

Se bat contre l’horreur

L’absurde jouit.

 

2.

J’essaie de lire l’éternel

Dans tes lèvres

Dans le souffle de ton corps

Et mon regard  s’arrête.

Je trébuche

Et je reste sans réponse

Dans le silence

De mon cauchemar.

Ta bouche capte

Les vibrations de ma quête,

La trace du feu

Dans les murmures des mots.

 

3.

Matière issue de la voix

Mots- mémoire  du sang

Réverbérations  du vertige

Dans la lumière  imperceptible

Du silence.

Dans la  pudeur  de la nuit

Le démenti

L’éclat de la mort. Poussière

Qui demeure.

 Virgilio de Lemos

 

Joyce  Mansour  poète du surréalisme, meurt d’un cancer

Dans un hôpital suisse en Juillet 1986.Le poète  était un ami de Joyce et admirait

Les peintures de Léonor  Fini, peintre qui voyageait avec 17 chats  en deux voitures !

 

 

Par Dunes.Lover.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus